Dans le cadre de ses actions de prévention et de protection, AESF a organisé plusieurs séances de dialogues communautaires consacrées au thème : « Les défis liés à l’accès des survivantes aux services médicaux, psychosociaux et juridiques ».
Ces séances ont constitué des espaces d’échange, d’information et de sensibilisation permettant aux communautés de mieux comprendre les difficultés auxquelles les survivantes de Violences Basées sur le Genre peuvent être confrontées lorsqu’elles cherchent à accéder aux services de prise en charge.
Une participation communautaire inclusive
Chaque séance a regroupé une quarantaine de participants, composés de femmes, d’hommes, de filles et de garçons.
Cette diversité des participants a permis de favoriser des échanges inclusifs autour des obstacles qui peuvent limiter l’accès des survivantes aux services médicaux, psychosociaux et juridiques, tout en renforçant l’implication de différentes composantes de la communauté dans la prévention et la réponse aux VBG.
Des obstacles à l’accès aux services identifiés avec les communautés
Au cours des échanges, plusieurs difficultés ont été mises en évidence, notamment la peur des préjugés, la méconnaissance de l’importance du référencement ainsi que la connaissance insuffisante des mécanismes d’orientation vers les services disponibles.
Ces obstacles peuvent contribuer à retarder ou empêcher l’accès des survivantes à une prise en charge appropriée.
Les dialogues ont ainsi permis de rappeler l’importance de mieux informer les communautés sur les mécanismes de référencement et d’orientation, afin que les survivantes puissent être dirigées vers les services compétents dans les meilleures conditions possibles.
Renforcer l’information sur les services disponibles
Les séances ont également permis de sensibiliser les participants aux différentes formes de Violences Basées sur le Genre et de renforcer leurs connaissances sur les possibilités de prise en charge et les mécanismes de référencement.
La participation du One Stop Center de Diré à l’une des séances documentées a notamment permis d’apporter des informations pratiques sur les possibilités de prise en charge des victimes et survivantes. Son approche vise à faciliter l’accès aux différents services dans un cadre sécurisé, confidentiel et respectueux de la dignité des survivantes.
Mobiliser les communautés pour améliorer le référencement
Au-delà de la sensibilisation, ces dialogues communautaires contribuent à créer un environnement plus favorable à l’écoute, à l’orientation et à l’accompagnement des survivantes.
Les échanges ont notamment souligné la nécessité de multiplier les dialogues communautaires, de mieux faire connaître les services disponibles et de renforcer la sensibilisation sur l’importance du référencement.
À travers cette démarche, AESF contribue au renforcement de la mobilisation communautaire, à la lutte contre la stigmatisation et à l’amélioration des connaissances sur les mécanismes d’orientation et de référencement des survivantes de VBG.
Mieux informer, mieux orienter et mieux accompagner constituent des étapes essentielles pour favoriser un accès digne, sécurisé et adapté des survivantes aux services médicaux, psychosociaux et juridiques.












